Curriculum B. Van Dieren

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A l'occasion d'une conférence que je vais donner à l'Assemblée générale de l'Assiciation pour la Médiation familiale, la présidente, Annette Bridoux m'a demandé de rédiger une sorte de Curriculum vitae.Je profite de cet exercice un peu laborieux pour le reproduire sur ce site, pour ceux que cela pourrait intéresser.


 

En gros :


Après avoir travaillé pendant 9 ans comme professeur de psychopédagogie dans des écoles normales en Afrique, j'ai travaillé pendant 20 ans dans un centre PMS, dont une partie consacrée à la guidance des jeunes de 15 à 18 ans en  décrochage scolaire (et souvent famiial): dans les CEFA (Centres de formation en alternance)

C'est ans ce cadre que j'ai découvert par l'écoute des enfants eux-mêmes, en entretien individuel et par les échanges des enfants entre eux dans des groupes de paroles organisés au sein d'une école, par Joëlle Timmermans et moi même qu'est née ma "vocation" pour la médiation familiale, à laquelle je me suis formé  en 1991 avec Hélène Van Den Steen , puis par différents stages et colloques au Québec, avec Lorraine Filion en particulier

J'ai rapidement pratiqué la médiation très souvent en co-médiation, avec des médiatrices -juristes, expériences extrêmement enrichissantes, que je continue à pratiquer actuellement.

Je salue cordialement au passage Noëlle de Brabandere,Catherine Ghijs, Evelyne Vink, Geneviève Heerinckx, Véronique Dehoux , et Marianne Warnant notament qui m'ont permis de vivre des expériences professionnelles et humaines très enrichissantes, et que je remercie ici chaleureusement.

Depuis 2000, je travaille comme psychothérapeute indépendant (thérapie brève) , en particulier en thérapie familiale et de couple ; comme Médiateur familial, et comme expert auprès des tribunaux.
Depuis quelques années , le hasard m'a fait rencontrer des parents (et enfants) victimes d'un violent rejet (et souvent injustifié)  . 

Quoique nullement concerné par ce problème dans ma vie personnelle (au contraire) ,ce phénomène m'a fortement interpellé,
-par sa gravité
-par l'intense déni dont il fait l'objet de la part du parent "auteur", et de l'enfant lui-même
-et circonstance aggravante, par le large déni des intervenants judicaires et psycho-sociaux, qui se trouvent très souvent paralysés face à cette problématique.

J'ai suivi depuis plus de 8 ans, longuement, un certain nombre de parents et parfois d'enfants victimes de ce phénomène, parents pour la plupart très riches sur le plan humain, intellectuel, parental, qui sont à mille lieues de "mériter" un rejet tellement cruel (avec en outre l'incrédulité des personnes extérieures qui face à l'"énormité" du phénomène se protègent de cette "horreur" en se disant "pas de fumée sans feu"ou ce genre de pensée permettant le déni). 
 A la souffrance de la perte et du rejet s'ajoute donc l'incrédulité et l'impuissance des personnes qui pourraient efficacement "secouer le prunier" avant que les dégâts irréversibles n'apparaissent. 
 
Depuis peu, je participe activement à un groupe d'enquête , de réflexion et de proposition auprès de l'ensemble des intervenants dans les séparations conflictuelles, avec Nadia De Vroede, magistrat, Marianne Warnant, et Nathalie Uytendaele,avocates.
 
Ce groupe s'intitule " P.L.P. (perte -et risque de perte- du lien parental)

L'approche pratique et théorique de ce "phénomène" de société trop occulté, m' a amené à nuancer quelque peu mon approche de la médiaton familiale.